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est absente

Convoquer la poésie comme nécessité sans recourir à des images autres que celles de texte.
Retrouver la force, les rythmes, l’affect de ce qui était, ce qui est en jeu dans cette poésie lors qu’on la découvre.
Aujourd’hui, lire Rimbaud cela signifie partager ses expériences, ses désirs devenant les nôtres. Cela veut dire établir des liens ténus entre sa quête individuelle et les enjeux de la culture gay contemporaine.
J’ai essayé de retrouver l’urgence de la poésie en sélectionnant des fragments de poèmes. Reliant des périodes distinctes dans ses écrits, je souhaitais donner envie de le lire de nouveau.

How to convey poetry as a necessity without using image?
To recover the strength, the rhythms, the pathos of what was, what is at stake for a reader discovering this poetry.

Reading Rimbaud today, means to relate his experiences, his desires to ours, it means that we see a strong connection between his quest and what is today at stake about gay issues.
Selecting pieces of poems and letters I have tried to give back a kind of emergency I sense within his poetry. Connecting different periods I wanted to give the desire to read him again and anew.

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WarOnGaza

WarOnGaza
En décembre 2008, dans la précipitation avant que le nouveau président américain soit en exercice, Israël se lance dans une nouvelle guerre en attaquant Gaza, sous le prétexte de roquettes tombées sur son territoire. Cette rupture de trêve répondait à une attaque d’Israël qui avait tué six combattants le 4 novembre 2008.
On ne peut donc parler de légitime défense comme s’en est prévalu Israël, mais bien plutôt d’une guerre contre Gaza. Comme le dit Richard Falk : « Cette approche visant à punir gaza était intrinsèquement criminelle : elle violait . »
Le film travaille plusieurs types d’images et de sons récupérer sur internet en les confrontant à quelques bandes de textes.
WarOnGaza 3

In December 2008, before the new elected President of United States become the President, Israel lauches an attack over Gaza, under the pretext of rockets fallen on its territory. This cease-fire rupture answered an attack of Israel which had killed six combatants on November 4th 2008.
One cannot thus speak about self defense as Israel prevailed itself about it, but well rather of a war against Gaza. Like Richard Falk says it: “This approach aiming at punishing Gaza was intrinsically criminal: it violates laws of the war and led to crimes against humanity.”
The film works several types of images and sounds to recover on Internet by confronting them with some tapes of texts.

Hezraelah

Tu, sempre #

2002, béta, coul, sonore, 38’
2005, minidv, coul sonore version #6 41’
2007, minidv, coul sonore version japonaise
2008, minidv, coul sonore version #8 espagnole, 35’30                                                                     2012, minidv, cooul, sound, vrsão portugês # 11, 10’40

tu sempre  6 lignes

Version mono bande de l’installation du même nom. La bande interroge les représentations du sida depuis 20 ans. Cette bande perpétue le travail amorcée dansSID A IDS et Still Life, tout en le renouvelant dans la mesure ou la question du politique et des politiques vis à vis du VIH se sont transformés depuis ces travaux antérieurs. Le territoire de l’activisme s’est lui aussi déplacé. La perception de la bande simple transforme le rapport aux textes et aux sons dans la mesure ou la fragmentation, la dispersion, la diffusion visuelle des textes ne se manifestent pas du tout de la même manière. On se retrouve dans une linéarité que l’installation ou la performance brise. Dans ce cas c’est l’accumulation des informations autant que leur diversité qui façonnent la perception que vient contrecarrer la bande-son de Thomas Köner, dans laquelle s’impose la figure du récitant comme convoyeur/générateur/distributeur de sens.

Visiter le site de Thomas Köner

Sur la question du sida, voir Act Up.
http://www.pantheresroses.org/
Voir l’installation relative à ce film ou la performance

texte arabe et italien

Single channel version of an installation. The tape investigates representation of Aids since 20 years. This work renew what I was dealing with SID A IDS and Still Life, in the sense that the political issues as much as the policies toward aids have been in constant transformation since these works were done. Activism has also gone through radical transformation, displaced.
The perception of this work as single channel tape modified the relations one has with texts, sounds when they don’t collide with the space, when the text don’t exceed the screen and abolish to a certain extend the fragmentation. One is facing a linearity that was not present within the installation. The perception of the single channel is establish through accumulation text as image which are counterbalanced by the sound work of Thomas Köner, in which the figure of a teller conveys meaning.

3 lignes, 1 inversée

 

- Visit Thomas Köner http://www.koener.de/
- About Aids, see Act Up
- http://www.actupny.org/
- http://www.pantheresroses.org/

 

Still Life

Ce film fait se côtoyer plusieurs discours vis-à-vis du VIH / sida. D’un côté des textes écrits en anglais et en français (qui traduit quoi) apparaissent à l’écran à des vitesses variables et selon plusieurs modalités rythmiques, de l’autre côté sur la bande-son : des voix d’hommes. Les discours et les expériences du sida se croisent et font surgir par la fragmentation des modes d’énoncés qui articulent le politique au subjectif selon des modalités visuelles particulières.
Le sida n’a pas disparu avec la trithérapie. On le banalise pour mieux l’occulter. Ce film inscrit aux travers de confrontations, des ruptures dans notre appréhension du VIH et du sida.
Engagement d’un individu face à une civilisation qui promeut la disparition comme mode de vie. Il s’agit d’affirmer une altérité dans cette belle homogénéité aseptisée. SonActus Tragicus de Jean Sébastien Bach, Blue de Derek Jarman, David Wojnarowicz et Ben Neil, yann beauvais.

photo still life

« Dès les premières secondes du film, le ton est donné : l’association d’un texte incisif à une musique baroque douce et légère crée une atmosphère incertaine, instable. Au regard du thème, cette musique résonne de façon indécidable (du moins en ce qui me concerne) entre commentaire ironique de la situation (goût du décalage), mélancolie et expression métonymique d’une volonté, d’une présence. C’est tout cela à la fois : aiguiser une critique sans oublier les autres et tout en affirmant une existence. Déjà le titre, Still Life, « toujours en vie » suppose une douleur, celle éprouvée face à l’hécatombe parmi les malades, un trouble (« pourquoi pas moi ? »), mais aussi une résistance (à l’exclusion, à la fatalité) : toujours là. Enfin ce terme est aussi l’équivalent anglais de « nature morte »… Le rapport complexe à cette œuvre alliant décalage (déconstruction) et proposition (construction) se résout dans une autre logique qui nous fait ressentir notre propre difficulté à concevoir la pluralité, l’intérieur et l’extérieur, le privé et le public… La « déstabilisation » du spectateur, par cette combinaison intense de sensations et de significations, est une juste manifestation au regard du drame multidimensionnel abordé. Le seul moyen d’affronter la somme d’informations transmises, c’est l’énergie qui traverse le film. Et celui-ci, alors vigoureux appel à vigilance, notamment à l’égard des médiatisations de la maladie, évite une attitude mortifère. Le passage entre personnel et politique, mené comme un besoin profond, renouvelle (réveille) fortement notre idée de la maladie, en la resituant dans une vision panoramique. Et donc au-delà du sida – ce n’est pas un film sur le sida -, c’est la défense globale d’une conscience alerte et ouverte qui est signifiée. Partant de ce qui l’a touché, le cinéaste révèle l’ampleur d’une barbarie, mais sans se complaire dans un rôle de dénonciateur, car lui-même s’expose et il tente aussi de revivifier par l’expression de la pluralité. » Denis Chevalier

Œuvre appartenant aux Archiv der Internationalen Kurzfilmtage (Oberhausen) et à la Médiathèque de l’École nationale Supérieure des Beaux-Arts (Paris).

voir le film en ligne http://www.ubu.com/film/beauvais_still.html

Sur la question du sida, voir Act Up

This film considers the subject of HIV and AIDS from a variety of different view points. On the one hand using textual material in both English and French which appears on screen at different speeds and rhythms, and on the other, articulated by the appearance of human voice on the sound track.
Both the observations and experiences concerning AIDS overlap with one another and emerge in fragmentary form, whereby the policies persued regarding this subject are represented through the application of specific visual modalities.
AIDS hasn’t disappear as a new result of tritherapy : AIDS is being trivialized to make it easier to conceal. By employing constant confrontation as a technique, this films manages to build bridges regarding our attitudes toward HIV and AIDS.
It is a story of a person confronted with a civilization which promotes deaths as a way of life: and its attempts to confirm that something else exist beyond this wonderful antiseptic-homogenous society in which we live.

still life 4

« I did manage to see at last Still Life which was fast so fast and impelled by furious energy of the right now and urgency of this debate which is no debate at all perhaps about aids and dying and invisibility and the strong words flowing like rain like bodies like sores between rainbow flags of a pride nation which is dwindling not shrinking away but slowly erased in the face of this unending plague which has not slowed at all in most of the world because the lives there are cheap and medicine and technology are expensive, much more expensive than humans. Wonderful outrage and anger, it’s funny, as I watched it I felt: I miss this, this wonderful anger, and wanted to thank you for giving it back to me, for this gift. » Mike Hoolboom 10 25 01

Film belonging to the Archiv der Internationalen Kurzfilmtage (Oberhausen) and to the Médiathèque de l’École nationale Supérieure des Beaux-Arts (Paris)

Este filme considera o tema da AIDS e do HIV a partir de uma variedade de vista diferentes. Por um lado, usando material em inglês, francês, que aparece na tela em diferentes velocidades e ritmos, e por outro lado, articulado pelo aparecimento da voz humana na trilha sonora. Tanto as observações e experiências sobre AIDS se sobrepõem umas com as outras e emergem de forma fragmentária, em que as políticas prosseguidas a respeito desde assunto são representadas através da aplicação de modalidades visuais especificas. A AIDS não desapareceu como resultado da triterapia: a AIDS está sendo banalizada para torná-la mais fácil de se esconder.

Watch the film on line :http://www.ubu.com/film/beauvais_still.html

about aids http://www.actupny.org/ https://www.visualaids.org/