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Tu sempre # (português)

Installation Tu, sempre 
# 1, 2001, La criée, Rennes
# 2, 2002, EOF, Paris
# 3, 2003, Galerie de l’Ecole des Beaux Arts de Tours
# 4, 2003, Galerie Faux Mouvement, Metz
# 5, 2003, Espace multimédia Gantner, Bourogne
# 6, 2004, La Compagnie, Marseille
# 7, 2004, After Foucault, Vacarme, Les Voûtes, Paris
# 8, 2008, Centre d’Art La Panera, Lleda
# 9, 2009, CRAC Languedoc Rousillon, Sète
#10, 2010, Conversations Intimes, Musée départemental de l’Oise, Beauvais                                       #11, 2012 Festival do Hiverno Garahuns

uma instalação de yann beauvais realizada em colaboração com Thomas Köner. primeira versão 2001

Trata –se de uma video-instalação abordando a Aids e que dà continuidade aos trabalhos anteriores do autor que também faziam uso do texto. (Sid a ids, 1992 e Still Life1, 1997). Essa instalação amplia a noção de projeção, pondo-nos no cerne do dispositivo. Ao lado da projeção propriamente dita, podemos ver fotos banais de diversas pessoas, um mapa do mundo exibindo estatísticas de soropositivos ou daqueles que se declararam portadores da aids; cartazes; CDs… O próprio dispositivo de projeção é paradoxal no que faz uso de um telão de 2mx 3m, que tem uma das faces espelhada e gira lentamente em torno de si mesmo.

Duas projeções de textos se deslocam e giram no espaço, sendo reenviadas pelo espelho ou retidas na superfície do telão. As duas projeções não estão dispostas exatamente uma diante da outra; elas permitem uma ocupação máxima do espaço expositivo através de tiras de textos simples ou múltiplas que deslizam em velocidades, línguas e locais distintos, deslocando-se segundo o sentido da leitura, ou no sentido inverso. A imagem se constitui no espaço. Nessa rotação, a irrupção de nossa imagem como imagem e difusora de fragmentos de textos que tentamos ler percorrendo o espaço sublinha a parte essencial do que colocamos em jogo na difusão, na propagação da Aids, por nossos atos assim como por nosso silêncio. A instalação se preocupa com a história das representações da aids por meio de uma apropriação de textos e de declarações em inglês, português, francês, italiano e árabe, organizadas segundo uma arquitetura que privilegia a pluralidade e sublinha o desinteresse crescente do ocidente com relação a uma epidemia que teria desaparecido de seu horizonte. O uso de textos, seu posicionamento no quadro, seu ritmo foram concebidos em função de trabalhos anteriores que permitirem a Yann Beauvais determinar algumas das características de legibilidade, da leitura do texto na tela.

Brasil

Aqui a implicação dos espectadores é grande porque terão constantemente que escolher, selecionar o que ˆ em termos de textos como de sons ˆ pode ser captado no momento em que se movimentam. Somos perturbados pela instalação, assim como reenviados a nós mesmos. Nesse vai-e-vem, nesse fluxo constante, sem fim, somos constrangidos a pensar globalmente e individualmente; e reenviados ao que move a experiência dessa rotação, assim como à emoção causada por ela em nós.

Edson Barrus ,Paris, 2004.

1 Sid a ids se limitava ao uso da fala em francês, mas Still Life é simultaneamente em francês e em inglês. A posição das línguas não sendo fixa induz a rupturas que quebram assim o tempo de leitura

texte arabe et italien

Tu, sempre # (français)

Installation Tu, sempre
# 1, 2001, La criée, Rennes
# 2, 2002, EOF, Paris
# 3, 2003, Galerie de l’Ecole des Beaux Arts de Tours
# 4, 2003, Galerie Faux Mouvement, Metz
# 5, 2003, Espace multimédia Gantner, Bourogne
# 6, 2004, La Compagnie, Marseille
# 7, 2004, After Foucault, Vacarme, Les Voûtes, Paris
# 8, 2008, Centre d’Art La Panera, Lleda
# 9, 2009, CRAC Languedoc Rousillon, Sète
#10, 2010, Conversations Intimes, Musée Départemental de l’Oise, Beauvais

Co-réalisé avec Thomas Köner, production La Criée, centre d’art contemporain Rennes, Université Rennes 2, Le Crea, dans le cadre de Mettre en scène, Théatre National de Bretagne

Double projection vidéo sur écran rotatif deux faces dont une est un miroir, photos, poster, projection diapositive au sol, lecteurs de cd.

3 lignes, 1 inversée

Tu, Sempre met en scène dans sa version installation diverses représentations du sida. Travail sur l’histoire de ces représentations autant que sur la manière dont celles ci sont aujourd’hui occultées. Comme si le sida n’existait pas, n’existait plus. Un écran rotatif dont une des parois est un miroir, reçoit et diffuse dans l’espace des textes et des images ayant trait aux représentation du sida depuis 20 ans. Des textes en français en anglais et en italien passent de l’écran au mur dans un tournoiement constant. La présence des corps se retrouve dans le grain de la peau autant que par l’incorporation de notre image dans le dispositif de l’installation. Deux projections simultanées se croisent en fonction de la rotation induisant des conflagrations de sens, d’autres s’éparpillent envahissant les murs alentours en fonction de leur traitement à l’image. De son côté le regard du spectateur est happé autant qu’il est capté par le tournoiement des images et le défilement des textes. Au mur des photos d’albums des amis, des amants, des connaissances, pour certains décédés depuis, d’autres en vie, malades ou non Au sol la projection d’une carte de la séropositivité et du sida dans le monde.
Le son ambiant de l’installation convoque des manifestants ainsi qu’un texte qui ramasse le sens et confère une tonalité à la pièce que souligne les sons assourdis d’une scansion étirée. Quatre voix peuvent être entendues séparément sur des cd individuels.

tatouage maori

« L’affiche de la cinquième édition de Mettre en scène avait bien de quoi provoquer les débats les plus animés. Hors des scènes, on aura pu s’arrêter longuement sur une installation aussi spectaculaire que troublante de yann beauvais et Thomas Köner, Tu, Sempre. On ne sait pas si ce « tu » s’adresse au virus du sida thème de l’installation, ou au visiteur, sommé par des projections de sons – sampling de témoignages, d’infos et de voix saisies dans la rue -, d’images fixes ou mobiles et par un panneau tournant sur lui-même, mi-miroir, mi-écran, de se souvenir de l’ampleur de la pandémie et de ses propres atermoiements à la combattre. Le message politique est d’autant plus efficace qu’il n’est pas assené de manière frontale, diffraction du sens pour en multiplier la charge. »
Olivier Schmitt, Le Monde, mardi 20 novembre 2001

Collection : Espace multimédia Gantner

Visitez le site de Thomas Köner
Sur la question du sida, voir Act Up

Tu, sempre #

2002, béta, coul, sonore, 38’
2005, minidv, coul sonore version #6 41’
2007, minidv, coul sonore version japonaise
2008, minidv, coul sonore version #8 espagnole, 35’30                                                                     2012, minidv, cooul, sound, vrsão portugês # 11, 10’40

tu sempre  6 lignes

Version mono bande de l’installation du même nom. La bande interroge les représentations du sida depuis 20 ans. Cette bande perpétue le travail amorcée dansSID A IDS et Still Life, tout en le renouvelant dans la mesure ou la question du politique et des politiques vis à vis du VIH se sont transformés depuis ces travaux antérieurs. Le territoire de l’activisme s’est lui aussi déplacé. La perception de la bande simple transforme le rapport aux textes et aux sons dans la mesure ou la fragmentation, la dispersion, la diffusion visuelle des textes ne se manifestent pas du tout de la même manière. On se retrouve dans une linéarité que l’installation ou la performance brise. Dans ce cas c’est l’accumulation des informations autant que leur diversité qui façonnent la perception que vient contrecarrer la bande-son de Thomas Köner, dans laquelle s’impose la figure du récitant comme convoyeur/générateur/distributeur de sens.

Visiter le site de Thomas Köner

Sur la question du sida, voir Act Up.
http://www.pantheresroses.org/
Voir l’installation relative à ce film ou la performance

texte arabe et italien

Single channel version of an installation. The tape investigates representation of Aids since 20 years. This work renew what I was dealing with SID A IDS and Still Life, in the sense that the political issues as much as the policies toward aids have been in constant transformation since these works were done. Activism has also gone through radical transformation, displaced.
The perception of this work as single channel tape modified the relations one has with texts, sounds when they don’t collide with the space, when the text don’t exceed the screen and abolish to a certain extend the fragmentation. One is facing a linearity that was not present within the installation. The perception of the single channel is establish through accumulation text as image which are counterbalanced by the sound work of Thomas Köner, in which the figure of a teller conveys meaning.

3 lignes, 1 inversée

 

- Visit Thomas Köner http://www.koener.de/
- About Aids, see Act Up
- http://www.actupny.org/
- http://www.pantheresroses.org/