{"id":1188,"date":"2015-01-29T23:08:09","date_gmt":"2015-01-29T22:08:09","guid":{"rendered":"https:\/\/yannbeauvais.com\/?p=1188"},"modified":"2015-01-30T21:56:07","modified_gmt":"2015-01-30T20:56:07","slug":"hart-of-london-de-jack-chambers-fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yannbeauvais.com\/?p=1188","title":{"rendered":"Hart of London de Jack Chambers (Fr)"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><strong>in le <em>Je film\u00e9<\/em>, \u00a0ed yann beauvais et Jean-Michel Bouhours, Centre Georges Pompidou Paris 1995<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times;\"><span style=\"font-size: large;\">Jack Chambers f\u00fbt plus connu pour son travail de peintre que pour ses films. Son \u0153uvre cin\u00e9matographique appartient au \u00ab\u00a0personnal cin\u00e9ma\u00a0\u00bb, elle a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e comme essentielle par Stan Brakhage.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times;\"><span style=\"font-size: large;\">Jack Chambers n&rsquo;a termin\u00e9 que six films dont deux appartiennent \u00e0 la cat\u00e9gorie des journaux film\u00e9s. Il s&rsquo;agit de Circle (1968-69) et de Hart of London (1968-70). La r\u00e9alisation de ses deux derniers films fait \u00e9chos \u00e0 la revendication et \u00e0 l&rsquo;affirmation du \u00ab\u00a0R\u00e9alisme perceptuel\u00a0\u00bb<\/span><\/span><sup><span style=\"font-size: xx-small;\"><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times;\"><span style=\"font-size: large;\"> et qui veut que plus on est familier avec les exp\u00e9riences qu&rsquo;apportent la perception, plus on devient conscient de la douceur de l&rsquo;inter-communion de soi vis \u00e0 vis des choses. La qualit\u00e9 de la r\u00e9ception est une communion qui influence le monde ext\u00e9rieur. Cet article est un v\u00e9ritable manifeste sur la vision .<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times;\"><span style=\"font-size: large;\">Ses deux derniers films travaillent la perception et la mani\u00e8re dont on s&rsquo;ouvre \u00e0 ses m\u00e9canismes. En quoi ces derniers modifient notre rapport au monde, et \u00e0 la nature. Si l&rsquo;objet de Circle se r\u00e9duit \u00e0 un plan de l&rsquo;arri\u00e8re cour de son jardin film\u00e9 chaque jour pendant un an, le traitement photographique de cet espace est conditionn\u00e9 par les variations de lumi\u00e8res qui en transforment notre perception et inscrivent l&rsquo;\u00e9coulement du temps cyclique dans les couleurs autant que dans la profondeur de champ. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times;\"><span style=\"font-size: large;\">De son c\u00f4t\u00e9 Hart of London est constitu\u00e9 majoritairement de bandes d&rsquo;actualit\u00e9 sur la petite ville de London dans l&rsquo;Ontario, entrecoup\u00e9 de s\u00e9quences tourn\u00e9s par le cin\u00e9aste. Ce film est une m\u00e9diation sur la vie et sur la mort et s&rsquo;interroge sur le destin. En effet le film s&rsquo;ouvre sur la capture d&rsquo;un cerf qui s&rsquo;est \u00e9gar\u00e9 dans la ville de London. Cette capture se terminant par l&rsquo;abattage du cerf. Un \u00e9cho de cette sc\u00e8ne d&rsquo;ouverture se retrouve \u00e0 la fin du film lorsque les enfants de Chambers donne \u00e0 manger \u00e0 un cerf dans un zoo, au d\u00e9but la crainte maintient les enfants \u00e0 distance de l&rsquo;animal, petit \u00e0 petit la confiance s&rsquo;instaure, l&rsquo;animal leur l\u00e9chant les mains apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre nourrit.Le cin\u00e9aste pouvant alors quitter ce lieu pour diriger son regard vers le ciel en une suite de rotations passant du ciel \u00e0 la terre et de la terre au ciel. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times;\"><span style=\"font-size: large;\">Hart of London est proche du journal film\u00e9 autant que du reportage. L&rsquo;univers est fragment\u00e9: suite de plans de sa femme et de ses enfants, construction dans une usine, mariage, des chevaux dans des champs. On passe d&rsquo;images blanchies, presque abstraites car difficilement discernables \u00e0 des images plus lisibles, reconnaissables qui nous pr\u00e9parent \u00e0 voir enfin. Et en effet on voit la simultan\u00e9it\u00e9 de la naissance et du tr\u00e9pas propos\u00e9 dans deux s\u00e9quences altern\u00e9es. La premi\u00e8re nous montre l&rsquo;abattage et le d\u00e9pe\u00e7age de moutons dans un abattoirs en Espagne (tourn\u00e9 par Chambers) avec la naissance au moyen de forceps d&rsquo;un gar\u00e7on. Dans les deux cas le sang est omnipr\u00e9sent qui inscrit la vie par del\u00e0 la mort et inscrit la perp\u00e9tuation des races, on voit dans le sacrifice des moutons le tribus offert \u00e0 une nouvelle vie. Transformation, prolif\u00e9ration la vie se perp\u00e9tue dans un flux continus d&rsquo;images. La section centrale du film est suivit d&rsquo;\u00e9v\u00e8nements qui d\u00e9peignent le quotidien, un gar\u00e7on allant se baigner en plein hiver dans la Tamise, des passants, des travailleurs etc. La majeur partie du film est en noir et blanc, sauf en ce qui concerne la section centrale et les s\u00e9quences finales qui s&rsquo;apparente \u00e0 des homes movies avec leurs couleurs acides. Hart of London convoquent un grand nombres de techniques pour inscrire la vision du cin\u00e9aste: les retours, les reprises, les surimpressions, les flous, l&rsquo;usage des sons ambiants, ou son absence soudaine nous permettent ainsi d&rsquo;appr\u00e9hender la diversit\u00e9 de la vie. Vision ins\u00e9parable d&rsquo;un projet autobiographique qui veut que le cin\u00e9aste s&rsquo;attache \u00e0 faire le portrait de son environnement et de ce qui le relie \u00e0 ces \u00e9v\u00e8nements autant qu&rsquo;a ces lieux. exp\u00e9rience partageable par del\u00e0 les particularismes de son histoires et des lieux qu&rsquo;il a d\u00e9peind. <\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym-western\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a> L&rsquo;article de Jack Chambers intitul\u00e9 Perceptual Realism \u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 par Artscanada 5 Octobre 1969.<\/p>\n<p class=\"sdfootnote\">Sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;oeuvre de Jack Chambers voir le num\u00e9ro sp\u00e9cial The Capilano Review Jack Chambers Films Num\u00e9ro 33, Victoria 1984 Et Bruce Elder From Painting into Cinema A Study of jack Chambers &lsquo; Circle revue d&rsquo;\u00e9tudes canadiennes Vol 16, N\u00b01, 1981<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>in le Je film\u00e9, \u00a0ed yann beauvais et Jean-Michel Bouhours, Centre Georges Pompidou Paris 1995 Jack Chambers f\u00fbt plus connu pour son travail de peintre que pour ses films. Son \u0153uvre cin\u00e9matographique appartient au \u00ab\u00a0personnal cin\u00e9ma\u00a0\u00bb, elle a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e comme essentielle par Stan Brakhage. Jack Chambers n&rsquo;a termin\u00e9 que six films dont deux appartiennent [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9,6],"tags":[165],"class_list":["post-1188","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cineastes","category-ecrits","tag-home-movies"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1188"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1188\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1189,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1188\/revisions\/1189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}