{"id":162,"date":"2014-03-03T15:22:29","date_gmt":"2014-03-03T14:22:29","guid":{"rendered":"https:\/\/yannbeauvais.com\/?p=162"},"modified":"2015-01-29T22:14:23","modified_gmt":"2015-01-29T21:14:23","slug":"trois-films-de-paul-sharits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yannbeauvais.com\/?p=162","title":{"rendered":"Trois films de Paul Sharits (Fr)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Trois films de Paul Sharits Cin\u00e9ma le Bel Air Mulhouse le 13 novembre 2007<\/strong><\/p>\n<p>Cin\u00e9astes am\u00e9ricains n\u00e9 en 1943 et mort en 1993.<\/p>\n<p>Les trois films composant cette s\u00e9ance sont repr\u00e9sentatifs du travail cin\u00e9matographique de Paul Sharits.\u00a0 Lorsqu\u2019en 1966 Paul Sharits se lance dans la r\u00e9alisation de Ray Gun Virus, il a d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son actif plusieurs films importants qui l\u2019ont \u00e9tabli comme l\u2019une des figures majeures du cin\u00e9ma exp\u00e9rimental am\u00e9ricain qui ont \u0153uvr\u00e9 au renouvellement de cette pratique. Il s\u2019int\u00e9resse en effet \u00e0 un cin\u00e9ma qui interroge les conditions m\u00eames de ses possibilit\u00e9s.\u00a0 En 1965, lorsque Paul Sharits rejette tous ses travaux ant\u00e9rieurs qu\u2019ils s\u2019agissent de peintures, graphismes ou films, il se lance dans la production d\u2019un cin\u00e9ma d\u00e9barrass\u00e9 de toutes boursouflures narratives au profit d\u2019un cin\u00e9ma qui met en sc\u00e8ne et travaille \u00e0 partir de ses constituants. Pendant une dizaine d\u2019ann\u00e9es, de film en films Paul Sharits\u00a0 fa\u00e7onne une v\u00e9ritable ontologie du cin\u00e9ma aux c\u00f4t\u00e9s de cin\u00e9astes tel Hollis Frampton, Tony Conrad, Michael Snow\u2026<\/p>\n<p>Son cin\u00e9ma sera alors un cin\u00e9ma du photogramme, un cin\u00e9ma du ruban, un cin\u00e9ma du d\u00e9filement mais aussi un cin\u00e9ma qui sortira du cin\u00e9ma pour habiter les cimaises avec les Frozen Film Frames (tableaux de pellicules) autant que l\u2019espace d\u2019exposition avec ses Locational Pieces (film in situ, ou installations).<\/p>\n<p><em>RAY GUN VIRUS<\/em> 1966 couleur sonore 14 minutes<\/p>\n<p>Ce film est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Regina Cornwell<\/p>\n<p>Ce film est essentiel \u00e0 plus d\u2019un titre car il est le premier film qui a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 \u00e0 la fois comme \u00ab\u00a0un temps lumineux projet\u00e9 et un objet spatial.\u00a0\u00bb Ce film provient des travaux entrepris par Paul Sharits avec les partitions et des dessins modulaires qui lui permettent d\u2019envisager le cin\u00e9ma sous d\u2019autres formes que celles de la seule projection.<\/p>\n<p>Comment concevoir, articuler des formes dans le temps sans recourir \u00e0 une trame narrative. Comment organiser et produire un d\u00e9veloppement temporel sans aucun artifice extra cin\u00e9matographique. On voit dans cette interrogation quelques similarit\u00e9s avec celles de Dziga Vertov quant au cin\u00e9ma (le cin\u00e9-\u0153il) autant qu\u2019avec celles de Kasimir Malevitch quant \u00e0 la peinture non objective.<\/p>\n<p>Ce qui permettra \u00e0 la fois \u00e0 Paul Sharits de sortir de cette difficult\u00e9 mais aussi de produire le cin\u00e9ma qu\u2019il veut. Dans ce dessein, le recours au <i>flicker<\/i>, c\u2019est-\u00e0-dire au clignotement, est privil\u00e9gi\u00e9 dans un premier temps autant que la structuration du film comme une projection lumineuse temporelle autant qu\u2019un diagramme qui permet d\u2019appr\u00e9hender le film dans son int\u00e9gralit\u00e9 \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une partition d\u2019un dessin qui vous donne les moyens de voir les sym\u00e9tries et le d\u00e9veloppement des s\u00e9ries de couleurs. La perception du film <i>Ray Gun Virus<\/i> s\u2019effectue selon deux axes, le premier privil\u00e9gie la projection et la perception des variations chromatiques que le <i>flicker<\/i> induit, tandis que le second axe permet de voir ce que l\u2019on ne pouvait percevoir lors de la projection c\u2019est-\u00e0-dire les \u00e9l\u00e9ments \u00e0 partir desquels nous avons per\u00e7u ce que nous avons vu.<\/p>\n<p>On peut dire que c\u2019est \u00e0 partir de ce film que se radicalise le cin\u00e9ma de Paul Sharits, et que ce film nourrira le d\u00e9veloppement de <i>Razor Blades<\/i> (r\u00e9alis\u00e9 entre les ann\u00e9es 65 et 68) aussi bien que de <i>T,O,U,C,H,I,N,G.<\/i><\/p>\n<p>Quelques mots sur <i>RAY GUN VIRUS<\/i> sont encore n\u00e9cessaires, le film parle du rayon du pistolet et de son virus. Le rayon se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la projection elle-m\u00eame, le virus \u00e0 ce que le <i>flicker<\/i> produit tandis que le pistolet est le projecteur. Cette explication du titre peut-\u00eatre satisfaisante, mais elle risque de manquer certaines caract\u00e9ristiques du film \u00e0 savoir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un film fait avec des photogrammes de couleurs pures qui accompagn\u00e9 d\u2019un vrombissement sonore consistant en la lecture des perforations par la t\u00eate de lecture optique. Ce son agressif dans un sens va induire une tension particuli\u00e8re en maintenant un d\u00e9phasage entre ce qui vu, per\u00e7u et entendu, mais dans les deux cas la r\u00e9p\u00e9tition, l\u2019insistance\u00a0 du son autant que la persistance des images va modifier, pour ne pas dire transformer notre perception, et le film va nous mettre comme le fera <i>T,O,U,C,H,I,N,G<\/i> dans une situation qui instaure un dialogue entre diff\u00e9rents plans de perception rarement actualiser de cette mani\u00e8re au cin\u00e9ma. En effet il y a \u00e0 la fois l\u2019\u00e9cran qui fr\u00e9mit, pulse aux rythmes des couleurs et qui induits la perception de couleurs qui ne sont pas \u00e0 l\u2019\u00e9cran, ni sur le ruban.\u00a0 Nous avons donc l\u2019\u00e9cran de la projection, l\u2019\u00e9cran de notre perception, la conscience que l\u2019on en a et le renvoi\u00a0: dialogue de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. Voir un film devient ainsi une n\u00e9gociation entre ces diff\u00e9rentes instances qui font que pour comprendre ce que l\u2019on voit, on doit suspendre le d\u00e9filement du film. L\u2019objet qui est per\u00e7u n\u00e9cessite ainsi sa mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart pour \u00eatre saisi, analyser. Ne peut-on dire que nous sommes en pr\u00e9sence d\u2019un objet de penser, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment que le film travaille la production de pens\u00e9e.<\/p>\n<p><em>T,O,U,C,H,I,N,G<\/em> 1968 couleur sonore 12 minutes<\/p>\n<p>Ce film est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 David Franks<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019ambigu\u00eft\u00e9 est inh\u00e9rente au<i> flicker<\/i> film. On la voit \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans <i>Ray Gun Virus<\/i> (1966) ou <i>N\u00a0:O\u00a0:T\u00a0:H\u00a0:I\u00a0:N\u00a0:G<\/i> (1968) \u00e0 travers la perception de couleurs et d\u2019illusions optiques ou bien encore dans la perception des images figuratives de <i>Piece Mandala \/End War<\/i> (1966). Avec <i>T,O,U,C,H,I,N,G,<\/i> l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 s\u2019effectue aussi bien visuellement ou auditivement. Visuellement le titre, <i>T,O,U,C,H,I,N,G,<\/i> \u00e9crit lettre \u00e0 lettre\u00a0 entrecoup\u00e9e de virgules, signale\u00a0 un ordonnancement du film en six parties \u00e9gales s\u00e9par\u00e9es au centre par une partie distincte. Les couleurs dominantes\u00a0 du <i>flicker<\/i> dans ce film\u00a0 sont les lavandes, oranges et jaunes, le recours aux paillettes cr\u00e9e un aspect BD voyant renforc\u00e9 par une pulsation fr\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p>Dans toutes les sections, le po\u00e8te David Franks appara\u00eet en plans moyens, et dans cinq partie sur six il est aux prises avec deux actions, dans l\u2019une il tire sa langue entre une paire de ciseaux recouvertes de paillettes vertes, dans l\u2019autre sa joue appara\u00eet griff\u00e9e de paillettes rouges par la main d\u2019une femme aux ongles vernis de paillettes vertes traversant l\u2019\u00e9cran. Au fil du d\u00e9veloppement du film, les actions se d\u00e9ploient dans un sens et puis l\u2019autre \u00e0 l\u2019\u00e9cran\u2026.<\/p>\n<p>Dans la section finale du film, les yeux de Franks sont ouverts et ne sont plus recouverts de paillettes.\u00a0\u00bb Catalogue de distribution Leo Castelli.<\/p>\n<p>Ce film conjugue plusieurs strat\u00e9gies visuelles en associant aux <i>flicker<\/i> de couleur pures des \u00e9l\u00e9ments figuratifs comme c\u2019\u00e9taient le cas dans <i>Razor Blades<\/i> ou <i>Piece Mandala \/ End War<\/i>. De plus le son tient un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans ce travail puisqu\u2019il est avec <i>Word Movie<\/i> l\u2019un des premiers films dans lequel le mot s\u2019entend et va servir de motif sonore. Cependant le traitement du mot est particulier dans la mesure o\u00f9 il ne s\u2019agit pas d\u2019une \u00e9nonciation d\u2019une suite de mots comme dans <i>Word Movie<\/i>, mais de la r\u00e9p\u00e9tition d\u2019un mot pendant toute la dur\u00e9e du film. Ce mot a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 plusieurs fois afin d\u2019avoir \u00e0 de marquer, d\u2019affirmer des diff\u00e9rences de prononciations et de souligner \u00e0 travers la r\u00e9p\u00e9tition, les \u00e9carts et induire ainsi des manifestations auditives similaires \u00e0 celles que met le <i>flicker<\/i> color\u00e9.<\/p>\n<p>On remarquera aussi, ce qui me para\u00eet essentiel, que dans la derni\u00e8re partie du film, aux photographies de David Franks et aux photogrammes de couleurs pures viennent s\u2019ajouter des photogrammes dans lesquels un rectangle color\u00e9\u00a0 occupe la majeure partie du cadre, pr\u00e9figurant un travail post\u00e9rieur\u00a0 avec deux projecteurs\u00a0: <i>Declarative Mode<\/i>. Dans ce dernier film que vous pouvez voir \u00e0 L\u2019espace Gantner dans l\u2019exposition Sharits, un m\u00eame film est projet\u00e9 sur lui-m\u00eame, une image dans l\u2019image, cette projection en d\u00e9phasant les deux projecteurs d\u2019un \u00e9cart d\u2019une seconde.<\/p>\n<p>Cependant dans <i>Declarative Mode<\/i>, le rectangle plus petit ne change pas de taille comme c\u2019est le cas\u00a0 avec \u00a0<i>T,O,U,C,H,I,N,G<\/i>.\u00a0 Cette section du film fait \u00e9cho \u00e0 celui d\u2019Hans Richter <i>Rythme 21<\/i> qui a \u00e9t\u00e9 longtemps\u00a0 consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des films fondateurs de l\u2019avant-garde\u00a0 cin\u00e9matographique. Dans ce film Richter filmait un carr\u00e9 qui s\u2019agrandissait et r\u00e9tr\u00e9cissait de mani\u00e8re similaire induisant des volumes et des aplats, une dynamique particuli\u00e8re que radicalisera Paul Sharits avec <i>T,O,U,C,H,I,N,G<\/i>.<\/p>\n<p>COLOR SOUND FRAMES 1974 couleur sonore 26\u201930<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 partir de la fin des ann\u00e9es 60 que Paul Sharits\u00a0 s\u2019est ouvert \u00e0 d\u2019autres objets que le photogramme, l\u2019a plat de l\u2019\u00e9cran, le cadre, en interrogeant la notion du ruban avec <i>S:TREAM:S:SECTION\u00a0:S\u00a0:ECTION\u00a0:S\u00a0:S\u00a0:ECTIONED<\/i> (1970), <i>Sound Strip \/ Film Strip<\/i> (1972), mais aussi avec la notion du film comme ligne une ligne dans le temps, tel que le d\u00e9ploie par exemple l\u2019installation <i>Film Strip \/ Sound Strip<\/i> (1971).<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1973 avec la s\u00e9rie des <i>Analytical Studies<\/i>, il joint les deux approches, celle qui interroge le photogramme et celles qui investissent le d\u00e9filement, le ruban lui-m\u00eame.<\/p>\n<p><i>Color Sound Frames<\/i> est issue de la premi\u00e8re section d<i>\u2019Analytical Studies III<\/i>, intitul\u00e9 \u201cSp\u00e9cimen\u201d, utilisant trois cycles de gammes de couleurs entrelac\u00e9es et produisant un film \u00e0 clignotement.\u00a0 Dans <i>Color Sound Frames<\/i> ce n\u2019est pas le clignotement qui est l\u2019enjeu mais\u00a0 plut\u00f4t la relation entre le ruban et le photogramme. Les images sont des rubans refilm\u00e9s avec leurs perforations et la ligne de s\u00e9paration photogrammique apparentes.\u00a0 Le champ directionnel et la force peut-\u00eatre soit ascendant soit descendant. Pour un segment, le ruban a \u00e9t\u00e9 refilm\u00e9 \u00e0 l\u2019envers (de la fin au d\u00e9but du ruban) et deux sections ont des images de rubans superpos\u00e9s l\u2019un sur l\u2019autre. Alors qu\u2019il \u00e9tait refilm\u00e9, le ruban se d\u00e9pla\u00e7ait \u00e0 des vitesses variables. Le synchronisme sonore des perforations est entendu lorsqu\u2019elles sont lues par la t\u00eate de lecture.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du film, les sections sont d\u00e9crites ainsi :<\/p>\n<p>Section 1\u00a0: Vecteur A\u00a0: Ascendant (en avant)<\/p>\n<p>Section 2\u00a0: Vecteur B : Descendant\u00a0 \u00a0(en avant)<\/p>\n<p>Section 3\u00a0: Superpositions convergentes<\/p>\n<p>Vecteur A (avant) + Vecteur A (r\u00e9trograde)<\/p>\n<p>Section 4\u00a0: Superpositions divergentes<\/p>\n<p>Vecteur A (avant) + Vecteur B (avant)<\/p>\n<p><i>Color Sound Frames<\/i> est un film sur le film et sur les illusions qui peuvent r\u00e9sulter des propri\u00e9t\u00e9s mat\u00e9rielles du film cr\u00e9ant des abstractions.\u00a0 Les directions actuelles du mouvement peuvent sembler ambigu\u00ebs \u00e0 cause des variations de vitesses. \u00c0 grande vitesse, la ligne de s\u00e9paration photogrammique dispara\u00eet. Dans les sections superpos\u00e9es, les couleurs se fondent et en forment d\u2019autres alors qu\u2019\u00e0 d\u2019autres vitesses, les couleurs et les perforations semblent onduler.<\/p>\n<p><i>Color sound Frames<\/i> pr\u00e9figurent les installations comme <i>Synchronoussoudtracks,\u00a0 Episodic Generation<\/i> et <i>3rd Degree<\/i> mettent en sc\u00e8ne le ruban de pellicule selon le d\u00e9ploiement d\u2019une fausse continuit\u00e9 spatiale d\u2019un \u00e9cran \u00e0 l\u2019autre dans lequel le ruban semble glisser d\u2019un \u00e9cran \u00e0 l\u2019autre, et dont la perception se transforme au fur et \u00e0 mesure que\u00a0 les vitesses de d\u00e9filement de chaque \u00e9cran se modifient, se d\u00e9synchronisent ou semblent se mettre en phase.<\/p>\n<p>yann beauvais\u00a0le 9 novembre 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois films de Paul Sharits Cin\u00e9ma le Bel Air Mulhouse le 13 novembre 2007 Cin\u00e9astes am\u00e9ricains n\u00e9 en 1943 et mort en 1993. Les trois films composant cette s\u00e9ance sont repr\u00e9sentatifs du travail cin\u00e9matographique de Paul Sharits.\u00a0 Lorsqu\u2019en 1966 Paul Sharits se lance dans la r\u00e9alisation de Ray Gun Virus, il a d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9,6],"tags":[29,30,31],"class_list":["post-162","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cineastes","category-ecrits","tag-flicker","tag-photogramme","tag-ruban"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=162"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/162\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1171,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/162\/revisions\/1171"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}