{"id":177,"date":"2014-03-03T22:11:51","date_gmt":"2014-03-03T21:11:51","guid":{"rendered":"https:\/\/yannbeauvais.com\/?p=177"},"modified":"2015-01-29T22:11:11","modified_gmt":"2015-01-29T21:11:11","slug":"helio","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yannbeauvais.com\/?p=177","title":{"rendered":"H\u00e9lio (Fr)"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>N\u00f3s Contempor\u00e2neos n\u00b0\u00a050 barrus M\u00c0IMPRESS\u00c3O editora, Paris 2007<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Ce texte est extrait d\u2019une conf\u00e9rence que j\u2019ai donn\u00e9e \u00e0 Rio de Janeiro, lors de Ultima Semana do R\u00e9s do Ch\u00e3o, en d\u00e9cembre 2005.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=3-5eQk_PspI\" rel=\"external\">http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=3-5eQk_PspI<\/a><\/p>\n<p>L\u2019un des traits distinctifs de la production cin\u00e9matographique selon H\u00e9lio Oiticica fait voler en \u00e9clats la notion de cin\u00e9ma (quand bien m\u00eame il a tourn\u00e9 plusieurs films super 8, (<i>Brasil-Jorge<\/i>\u00a01971,\u00a0<i>Agripina \u00e9 Roma-Manhattan<\/i>\u00a01972) qui sont plus ou moins achev\u00e9. Pour Bruce Jenkins, H\u00e9lio d\u00e9sactive le cin\u00e9ma pour renouer avec une sorte de pr\u00e9 cin\u00e9ma\u00a0[<a id=\"nh1\" title=\"Bruce Jenkins in  Critical Voices  series pour l\u2019exposition d\u2019H\u00e9lio Oiticica\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb1\" rel=\"footnote\">1<\/a>]). Il propose une nouvelle forme de cin\u00e9ma \u00e9largi\u00a0: le quase-cinema. Ses propositions cin\u00e9matographiques agencent des modes du cin\u00e9matographique qui est entendu comme dispositif, un \u00e9quipement qui outrepasse le seul ruban, c\u2019est-\u00e0-dire\u00a0: la salle. Dans ces installations de quasi-cin\u00e9ma tel\u00a0<i>Neyrotika<\/i>\u00a0(1973\u00a0: slide show) et l\u2019ensemble des\u00a0<i>Cosmococas<\/i>, et\u00a0<i>Helena inventa Angela Maria<\/i>\u00a0(1975), il cr\u00e9\u00e9 un environnement o\u00f9 des \u00e9v\u00e8nements audio-visuels se d\u00e9roulent selon une mise en sc\u00e8ne dans laquelle les interventions et la participation des spectateurs ne sont pas conditionn\u00e9es par une narration stabilis\u00e9e\u00a0; car elle est plus \u00e9clat\u00e9e donc fragmentaire, mais par une ambiance audio-visuelle compos\u00e9e de chansons pop, et de projections dans laquelle l\u2019exp\u00e9rience corporelle, la sensation physique de l\u2019espace sont pr\u00e9pond\u00e9rantes. On retrouve ici une influence d\u00e9cisive dans la compr\u00e9hension d\u2019un \u00e9v\u00e9nement cin\u00e9matographique qui transcendent le support m\u00eame, au profit de la mise en sc\u00e8ne, d\u2019une spatialisation d\u2019un \u00e9v\u00e8nement proche de la performance, en la personne de Jack Smith.\u00a0[<a id=\"nh2\" title=\"C\u2019est nous qui traduisons \u00ab jack est un g\u00e9nie et je l\u2019aime, (..) j\u2019ai appris\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb2\" rel=\"footnote\">2<\/a>]\u00a0Les projections sont r\u00e9alis\u00e9es au moyen de diapositives, la temporalit\u00e9, et la m\u00e9canique de ces projections multiples est constitutive du dispositif. En ce sens H\u00e9lio Oiticica partage avec de nombreux cin\u00e9astes exp\u00e9rimentaux et les artistes de l\u2019\u00e9poque, cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019incorporer les outils qui fa\u00e7onnent l\u2019exp\u00e9rience. Mais il partage avec d\u2019autres la valorisation d\u2019un art d\u2019ambiance, un art de l\u2019immersion. Pr\u00e9figuration et revitalisation d\u2019un art total qui se manifeste diff\u00e9remment selon les \u00e9poques. Il faudra alors un jour se poser la question des rapports entre les propositions de projection lumineuse telles que les appr\u00e9hendent au Br\u00e9sil\u00a0: Abraham Palatnik et en France\u00a0: Nicolas Sch\u00f6ffer quant \u00e0 l\u2019immersion lumineuse et les projections d\u2019Oticica qui travaillent dans un registre audio visuel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Diapositives\u00a0: diapositives non-audiovisuelles parce que, lorsqu\u2019on les programme, on \u00e9largit les limites de la succession des images projet\u00e9es&#8230;, enrichies parce qu\u2019elles deviennent relatives \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une sorte d\u2019environnement ridicule\u00a0: \u00e0 mon avis, Jack Smith en a \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9curseur\u00a0: il a su tirer de son cin\u00e9ma non pas une vision naturaliste cherchant \u00e0 imiter l\u2019apparence mais une sorte de narration fragmentaire&#8230; un miroir bris\u00e9, les diapositives d\u00e9placent l\u2019environnement par une dur\u00e9e non sp\u00e9cifique et par le replacement continu du projecteur qui cadre et recadre les images sur murs-plafonds-sols, juxtaposition de la bande-son (disques) faite au hasard&#8230;ces blocks dont les cinq premiers ont \u00e9t\u00e9 programm\u00e9s par Neville et moi, replacent \u00e0 mon avis les probl\u00e8mes de l\u2019image d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9 par Tropicalia (quil r\u00e9alise en 1967), (etc) dans une perspective de spectacle (spectacle performance) que l\u2019exp\u00e9rience de Neville rend tr\u00e8s int\u00e9ressantes \u00e0 mes yeux..\u00a0[<a id=\"nh3\" title=\"in Helio Oticica, Galeria Nationale du jeu de Paume, RNM paris\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb3\" rel=\"footnote\">3<\/a>]\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On sait combien H\u00e9lio Oticica a \u00e9t\u00e9 durablement impressionn\u00e9 par les performances et les films de Jack Smith\u00a0; en 1971 il \u00e9crit \u00ab\u00a0J\u2019ai vu un autre film de lui (<i>Curse of Cretinism<\/i>) et j\u2019ai pens\u00e9\u00a0: youpee, ce mec est \u00e9gal \u00e0 moi, non pas que je souhaite faire des trucs identiques, ou qui paraissent similaires, mais c\u2019est que l\u2019absurdit\u00e9 du langage alli\u00e9 au d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour le banal m\u2019intrigue \u00e9norm\u00e9ment, et l\u2019esprit g\u00e9n\u00e9ral des trucs me rend familier avec tout.\u00a0[<a id=\"nh4\" title=\"c\u2019est nous qui traduisons \u00ab havia vistou outro filme d\u00eale (curse of cretinism\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb4\" rel=\"footnote\">4<\/a>]\u00a0Il y a un paradoxe dans cet \u00e9nonc\u00e9 vis-\u00e0-vis du banal dans la mesure ou Jack Smith autant qu\u2019H\u00e9lio Oiticica ont, tous deux travaill\u00e9 sur des manifestations et mise en lumi\u00e8re du banal, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, et qui peut se lire, par exemple, dans la libert\u00e9 que s\u2019octroient les deux artistes vis-\u00e0-vis de la production de la piste sonore de leur pi\u00e8ce. Je me souviens de Jack Smith jouant des disques, selon l\u2019inspiration du moment sur un tourne disques lors des projections qu\u2019il fit \u00e0 Paris de\u00a0<i>Flaming Creatures<\/i>\u00a0(1963) et\u00a0<i>No Pr\u00e9sident<\/i>\u00a0(1968)\u00a0[<a id=\"nh5\" title=\"Scratch Projection le 29 avril 1985\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb5\" rel=\"footnote\">5<\/a>]. L\u2019exp\u00e9rience cin\u00e9matographique se d\u00e9place alors dans le champ de la performance. Dans le cas de Smith, l\u2019exp\u00e9rience est en suspens, quasiment virtuelle si l\u2019on s\u2019attend \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement hors du commun. On est plong\u00e9 dans une dilatation temporelle\u00a0; un espace-temps ind\u00e9fini\u00a0; en effet on pouvait attendre plus d\u2019une heure avant que Smith n\u2019apparaisse sur \u00ab\u00a0sc\u00e8ne\u00a0\u00bb, si tant est que l\u2019on puisse parler de sc\u00e8ne, sans savoir exactement \u00e0 quels moments la performance avait commenc\u00e9. Les performances pouvaient pr\u00e9senter les manifestations d\u2019un spectacle en devenir, qui sont marqu\u00e9es par la projection d\u2019une diapositive, l\u2019audition d\u2019une musique, le r\u00e9ajustement d\u2019un colifichet&#8230;<br \/>\nCette facult\u00e9 d\u2019improvisation de Jack Smith se retrouve fortement dans le film d\u2019H\u00e9lio\u00a0:<i>Agripina \u00e9 Roma-Manhattan<\/i>\u00a0[<a id=\"nh6\" title=\"Le texte du film est : Agripina \u00e9 Roma-Manhattan em rum e em petroleo a\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb6\" rel=\"footnote\">6<\/a>]<br \/>\n. Ce n\u2019est pas un hasard si H\u00e9lio fait appel \u00e0 Mario Montez qui est l\u2019un des acteurs f\u00e9tiches travestis de Jack Smith et auquel \u00e0 fait appel Andy Warhol \u00e0 plusieurs reprises. Dans ce film, la part d\u2019improvisation est proche de celles qu\u2019on voit \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Smith comme cin\u00e9aste ou acteur. Pour m\u00e9moire rappelons aussi que Mario Montez est l\u2019un\/e des protagonistes phares de\u00a0<i>Flaming Creatures<\/i>. Cette dilatation, ou compression du temps inscrivent dans la performance l\u2019exp\u00e9rience de la drogue, autant qu\u2019elle manifeste une esth\u00e9tique \u00ab\u00a0camp\u00a0\u00bb dont la particularit\u00e9 chez Smith est de s\u2019en tenir aux pr\u00e9paratifs. Les deux artistes partagent ces pr\u00e9occupations par-del\u00e0 les diff\u00e9rences des \u0153uvres.<\/p>\n<p>Ce travail d\u2019H\u00e9lio est singulier \u00e0 plus d\u2019un \u00e9gard dans la mesure o\u00f9 il met \u00e0 la fois en crise le cin\u00e9ma et les arts plastiques selon des formes participatives qui renouent en les renouvelant les exp\u00e9riences d\u2019art total pr\u00e9conis\u00e9 par Andy Warhol avec\u00a0<i>Exploding Plastic Inevitable<\/i>\u00a0de m\u00eame avec les Cosmococas se peut se retrouvait un sentiment similaire \u00e0 celui que devait ressentir les spectateurs du Movidrome de Stan Vanderbeck. Une plong\u00e9e dans l\u2019image et le son dont le spectateur n\u2019avait aucune connaissance de la dur\u00e9e de l\u2019exp\u00e9rience dans laquelle il s\u2019est plong\u00e9e. Cette exp\u00e9rience de la dur\u00e9e, H\u00e9lio l\u2019a l\u2019\u00e9prouv\u00e9 lors de la vision de\u00a0<i>Chelsea Girls<\/i>\u00a0\u00e0 Londres en 69\u00a0[<a id=\"nh7\" title=\"\u00ab O filme que mais impressionou em todoas os tempos foi Chelsea Girls do\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb7\" rel=\"footnote\">7<\/a>]<\/p>\n<p>Deux autres points me semblent important \u00e0 souligner. L\u2019un rel\u00e8ve de cette parent\u00e9 qu\u2019on peut discerner chez H\u00e9lio Oiticica et Andy Warhol vis \u00e0 vis du monde des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, qu\u2019il s\u2019agisse de cin\u00e9ma ou de rock. On retrouve dans la productuion plastique de l\u2019un et de l\u2019autre les portraits de Marylyn Monroe, ainsi que des portraits de chanteurs pop\u00a0; Jimmy Hendrix, Mick Jagger&#8230; La fascination pour les stars rock est r\u00e9affirm\u00e9 dans la production d\u2019images mises en sc\u00e8nes ou \u00e0 travers la production d\u2019environnement (<i>Plastic Inevitable, Cosmococa<\/i>&#8230;)<\/p>\n<p>L\u2019autre point concerne l\u2019homosexualit\u00e9 d\u2019H\u00e9lio Oiticica et sa mise en sc\u00e8ne dans quelques travaux. On ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019y penser \u00e0 la projection d\u2019<i>Agripina<\/i>, ou de<i>Neyrotika<\/i>. Ce sont les corps plus que la trame narrative qui compte, c\u2019est la performance de Mario Montez en drag qui importe plus que tout\u00a0[<a id=\"nh8\" title=\"Sur Mario Montez,  voir yann beauvais : hommage \u00e0  Mario Montez in\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb8\" rel=\"footnote\">8<\/a>]. En ce sens on peut comprendre que la question du parangol\u00e9 met aussi en sc\u00e8ne le genre. Se v\u00eatir du parangol\u00e9 permet de d\u00e9jouer le genre. De m\u00eame, les corps de ces jeunes hommes dans<i>Neyrotica<\/i>\u00a0exposent et exhibent une sexualit\u00e9 sont le sujet du travail. Ils inscrivent l\u2019importance du r\u00f4le dans la constitution d\u2019un personnage, et manifestent clairement des situations de d\u00e9sir. Il ne s\u2019agit pas pour autant d\u2019un travail militant, loin de l\u00e0, cependant l\u2019affirmation du d\u00e9sir pour ces corps est clairement prononc\u00e9e par le nombre de clich\u00e9s et par le type de clich\u00e9, l\u2019encha\u00eenement des photos cr\u00e9ant une \u00ab\u00a0quasi animation\u00a0\u00bb pour reprendre les termes d\u2019Ivana Benes\u00a0[<a id=\"nh9\" title=\"Voir le texte H.O and Cinema world in H\u00e9lio Oiticica Quasi-Cinema,\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nb9\" rel=\"footnote\">9<\/a>]\u00a0et donc une fois de plus se tient au seuil du cin\u00e9ma.<br \/>\nComme d\u2019autres homos de sa g\u00e9n\u00e9ration et des pr\u00e9c\u00e9dentes, H\u00e9lio partage l\u2019usage de la projection film\u00e9e pour montrer publiquement des images plus ou moins proscrites par les m\u00e9dias dominants. D\u2019une certaine mani\u00e8re, en cela proche de nombreux cin\u00e9astes gais qui ont travaill\u00e9 avec des photos et des films plus ou moins pornographiques\u00a0; H\u00e9lio ouvre des maisons closes lorsqu\u2019ils montrent ses photos, et certains quase cinema de la s\u00e9rie des cosmococas. Il rend publique ce que l\u2019on veut cacher, il cr\u00e9e des collections de gar\u00e7ons (clich\u00e9s de beaux adolescents et hommes, comme le fait Warhol avec le dessin et les polaroids). Il affirme ainsi une sexualit\u00e9 qui \u00e9tait disqualifi\u00e9e dans le milieux de l\u2019art officiel. En ouvrant ainsi l\u2019espace de la galerie via le cin\u00e9ma, ou quase cin\u00e9ma, \u00e0 des repr\u00e9sentations qui prof\u00e8rent le d\u00e9sir homosexuel autant que l\u2019usage des drogues dures il affirme de nouveau l\u2019importance de l\u2019usage des corps.<br \/>\nCorps du d\u00e9sir et corps du plaisir, pour lequel le parangol\u00e9 est un agent.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Gostei muito do Empire State Building do Andy Warhol, e vi um outro dele chamado ondine\u2019s loft na cas de um dos atores, que \u00e9 amigo do gerchman e que aparece nu no filme.\u00a0\u00bb HO p 163 cartas<\/p>\n<p>estou terminando um curso de cinema na NYU, que me dara direioto a fazer outris em que poso usar equipamento, etc, por o quanto so tenho usado super 8, que comprei, tenho tamben uma montadeira e quero que essa prima exp\u00eariencia (um filme brasil jorge) seja ja algo palpavel.<br \/>\nOs primeiros rolos ficaram lindissimos\u00a0: super 8 \u00e9 bacana pois pega coisas em detalhe, ao alcane da mao-visao p 199<\/p>\n<p>Ha um cineasta que quer me fazer de ator &#8211; filmes mudos underground\u00a0: \u00e9 jack smith, mito do underground americano, estive la uma vez e ele depois ficou me procurando, at\u00e9 que &#8230;<br \/>\nFui a uma proje\u00e7\u00e0o de slides com trihla sonora, uma es\u00e9cie de quase-cinema, que foi incrivel\u00a0; wharol aprende muito com ele, quando comen\u00e7ou, e tomou certas coisas que levou a um nivel, \u00e9 claro\u00a0; Jack Smith \u00e9 uma esp\u00e9cie de Artaud do cinema, seria o modo maos objetivo de defini-lo. 204<br \/>\n&#8230;\/&#8230; sentei-me numa mesa de antiques para ser entrevistado por ele e foi incrivel\u00a0; depois mil coisas acconteciam simultanemente\u00a0; ja nisso, n\u00e0o existe tal distancia de espectador e performance, como misa, nem nada\u00a0; a coisa simplesmente vai se desdobrando, como num ritual n\u00e0o ritumistico. 205<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr \/>\n<div id=\"nb1\">\n<p>[<a title=\"Notes 1\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh1\" rev=\"footnote\">1<\/a>]\u00a0Bruce Jenkins in Critical Voices series pour l\u2019exposition d\u2019H\u00e9lio Oiticica Quasi-Cinema transcription, New Museum of contemporary art New York, 10\/03\/2002<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2\">\n<p>[<a title=\"Notes 2\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh2\" rev=\"footnote\">2<\/a>]\u00a0C\u2019est nous qui traduisons \u00ab\u00a0jack est un g\u00e9nie et je l\u2019aime, (..) j\u2019ai appris avec lui en peu de jours tout ce que j\u2019ai toujours d\u00e9sir\u00e9 comme fut le d\u00e9chifrement visc\u00e9ral du monde am\u00e9ricain, les rebuts de consommation, etc\u00a0: sujet film\u00a0: la production d\u2019un monde d\u2019images richissimes\u00a0: en m\u00eame temps l\u2019isolement et la mythification qui font de lui, c\u2019est ali\u00e9nante et absurde\u00a0: on le prends pour une g\u00e9nie fou artaudien, \u00e0 qui tout est permis et interdit simultan\u00e9ment, et les gens paraissent se contenter avec ce r\u00f4le passif qui performe ce jugement compulsif absurde\u00a0: une folie\u00a0! Le jour de cette projection de diapositives avec bande son, c\u2019\u00e9tait cette ambiance\u00a0: \u00e7a s\u2019appelait \u201c<i>Travelogue of Atlantis<\/i>\u201d (&#8230;) en somme tout a commenc\u00e9 \u00e0 10h30, et trois heures plus tard, les trois premi\u00e8res diapositives, il s\u2019arr\u00eate pour demie heure\u00a0: il a chang\u00e9 l\u2019\u00e9cran de place, en sorte que les diapositives projet\u00e9es subissent une coupe \u00e0 la projection, puis il a chang\u00e9 le projecteur de place afin de donner la coupe d\u2019\u00e9vitement \u00e0 chaque diapositive, le reste de la diapositive teinter l\u2019ambiance\u00a0: incroyable, l\u2019attente et l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 qui me dominaient valaient vraiment la peine\u00a0: ce fut une espece de quase cinema, si le cin\u00e9ma est tout ce qu\u2019on peut imaginer\u00a0; la m\u00eame simplicit\u00e9 complexe que l\u2019on peut ressentir avec godard, mais plus grand que godard pour moi\u00a0; les images, la dur\u00e9e de chaque diapos sur l\u2019\u00e9cran, etc, c\u2019\u00e9tait g\u00e9nial et importantissime\u00a0: la bande son musique d\u2019une radio ondes courtes (&#8230;) musiques latines de types espagnoles de malaga), choses incroyables, bruits\u00a0: son t\u00e9l\u00e9phone, et voitures dans le trafic, etc \u00e7a c\u2019est fini \u00e0 une heure du matin, j\u2019en sorti transform\u00e9. Jack Smith en couleurs\u00a0: un must\u00a0: vous voyez que chaque diapositives est une totalit\u00e9 et la s\u00e9quence int\u00e9gralle est une transformation au degr\u00e9 le plus fort\u00a0: un travelogue (un journal de voyage), concept g\u00e9nial\u00a0!\u00a0\u00bb lettre \u00e0 Waly Salomao le 24 avril 71, in H\u00e9lio Oticica e a cena americana, curadoria gloria ferreira , rio de janeiro 1997.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb3\">\n<p>[<a title=\"Notes 3\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh3\" rev=\"footnote\">3<\/a>]\u00a0in Helio Oticica, Galeria Nationale du jeu de Paume, RNM paris 1992<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb4\">\n<p>[<a title=\"Notes 4\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh4\" rev=\"footnote\">4<\/a>]\u00a0c\u2019est nous qui traduisons \u00ab\u00a0havia vistou outro filme d\u00eale (curse of cretinism ) e havia pensado\u00a0: pux, esse cara \u00e9 igual a min\u00a0; nao que eu quisesse fazer algo id\u00eantico, ou mesmo paraceido, mas \u00e9 que o absurdo da languagem, aliado a um desinteresse pelo banal, me interessam demais e o espirito geral dai coisa me faz muito familiar con tudo\u00a0\u00bb lettre \u00e0 Edival Ramosa d\u2019avril 1971<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb5\">\n<p>[<a title=\"Notes 5\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh5\" rev=\"footnote\">5<\/a>]\u00a0Scratch Projection le 29 avril 1985<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb6\">\n<p>[<a title=\"Notes 6\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh6\" rev=\"footnote\">6<\/a>]\u00a0Le texte du film est\u00a0:\u00a0<i>Agripina \u00e9 Roma-Manhattan<\/i><br \/>\nem rum e em petroleo a inundar<br \/>\nherald-o-Nero aceso facho<br \/>\ne borracho<br \/>\nmae-patria ensinando a nadar\u00a0!<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb7\">\n<p>[<a title=\"Notes 7\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh7\" rev=\"footnote\">7<\/a>]\u00a0\u00ab\u00a0O filme que mais impressionou em todoas os tempos foi Chelsea Girls do Wharol, procure v\u00ea-lo quando passar ai\u00a0; \u00e9 um filme underground (so vi tres horas dele, mas original possui seis), a linguagem se desintegra\u00a0: \u00e9 a coisa mais americanana do mundo. Warhol &amp; muito maior em cinema do que na \u00e9poca das proposi\u00e7oes pos (caixa de sab\u00e0o, Marylin 30 vezes , etc). Carta de H\u00e9lio Oticica 23.12.1969 \u00e0 Lygia Clark in cartas 1964-74\u00a0; p 133 organiza\u00e7ao luciano Figueiredo Editore UFRJ 1998.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb8\">\n<p>[<a title=\"Notes 8\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh8\" rev=\"footnote\">8<\/a>]\u00a0Sur Mario Montez, voir yann beauvais\u00a0: hommage \u00e0 Mario Montez in Poussi\u00e8res d\u2019image, Paris Exp\u00e9rimental Paris, 1998<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb9\">\n<p>[<a title=\"Notes 9\" href=\"https:\/\/yannbeauvais.com\/archives\/spip.php?article369#nh9\" rev=\"footnote\">9<\/a>]\u00a0Voir le texte H.O and Cinema world in H\u00e9lio Oiticica Quasi-Cinema, exposition organis\u00e9e par Carlos Basualdo, Hatje Cantz publishers, 2001<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00f3s Contempor\u00e2neos n\u00b0\u00a050 barrus M\u00c0IMPRESS\u00c3O editora, Paris 2007 Ce texte est extrait d\u2019une conf\u00e9rence que j\u2019ai donn\u00e9e \u00e0 Rio de Janeiro, lors de Ultima Semana do R\u00e9s do Ch\u00e3o, en d\u00e9cembre 2005. http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=3-5eQk_PspI L\u2019un des traits distinctifs de la production cin\u00e9matographique selon H\u00e9lio Oiticica fait voler en \u00e9clats la notion de cin\u00e9ma (quand bien m\u00eame [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[6,8],"tags":[21,23,22],"class_list":["post-177","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecrits","category-essais","tag-helio-oiticica","tag-homosexualite","tag-jack-smith"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/177","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=177"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/177\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1167,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/177\/revisions\/1167"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=177"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=177"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yannbeauvais.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=177"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}